Conseils du Coach/Advice from the Coach: Racing Part 2 “Fear”

Last week I described the various possibilities for racing. I just wanted to set the table for a deeper discussion of why we race, and what we can do to feel good about it.

Here’s the thing: we all bring various reasons for running to the table. It may be having a group of people to hang out with, a good excuse to buy fun clothes, a way to burn off stress, a way to relax, a way to keep fit (mentally and physically). The one thing that we all share is that we want the results that come from competition. Maybe we don’t like racing much, but we like and want to see our performance improve. This is fun! When our aversion to racing comes up against our desire to improve, we get pretty nervous. What is good about this is that it is a sign we care. Whatever we are nervous about, it is part of the process. So the way to deal with it is not to try to be less nervous, but to understand the role those nerves play.

A few weeks ago in our club, we had a little “practice race” or “time trial” as some would call it. It was a 2000m run on an indoor track. The reason behind this was to remove all the distractions of racing such as travelling, checking in, strangers in our race, other races going on, parents, friends watching, extended recovery by keeping the distance short(for most), and just focus on the performance. What we found is that the nerves are still there. So from this we can glean that it is not any of these outside things that make us nervous (or at least, even without them, there are still some nerves). We can see more clearly the essence of our fear. We can get to know it a bit better, and hopefully start to embrace it. Fear is associated with racing. Racing is opportunity to perform. The opportunity to perform is simply an expression of your current state in a very specific way. It’s not a judgement, or a general statement about you. It’s just a way of putting all you have done (the running, the jumping, the talking, the shopping) into one small space in time. There’s a lot of energy behind you when you think about it that way!

This is not to close the matter and say, “See, now you don’t have to be nervous!” Rather, the awareness of the role pre-race nerves can play will allow you to not add layers of anxiety about being anxious (“I’m so nervous, oh no, I shouldn’t be, what’s wrong with me”), but to embrace the feeling (“These nerves are part of the process, it means I’m ready to race!”).

When I ask most runners what it is they are afraid of, there are two answers: fear of pain and fear of failure. Once you decide that the pain is an inevitable and important part of racing, you can view the nervousness not as fear of pain, but of preparation for pain. It’s not an easy switch to make, but if you’ve never considered it, now at least you have that tool.

While much of the fear can be related to the pain we know we are going to feel, some of the nerves are also connected to our expectations. This is fear of failure, and it’s a whole other kettle of fish for next week!

Bannière - IRRC 2013 winner

Français:

La semaine dernière, j’ai décrit les différentes possibilités de course. Je voulais simplement mettre la table pour une discussion plus approfondie des raisons pour lesquelles nous courons et ce que nous pouvons faire pour se sentir bien à ce sujet.

Voici l’affaire: nous apportons à la table tous des différentes raisons pour courir. Il y a peut-être un groupe de personnes pour sortir avec, une bonne excuse pour acheter des vêtements fun, un moyen de brûler le stress, un moyen de se détendre, un moyen de garder la forme. La seule chose que nous partageons tous, c’est que nous voulons que les résultats qui viennent de la compétition. Peut-être que nous n’aimons pas trop les compés, mais nous aimons et voulons voir nos performances qui s’améliorent. C’est le fun! Quand notre aversion pour les courses se heurte à notre volonté d’améliorer, nous sommes assez nerveux. Ce qui est bien, c’est que c’est un signe que nous nous préoccupons au moins un peu du résultat. Être nerveux fait partie du processus. Ainsi, la façon de traiter avec elle n’est pas d’essayer d’être moins nerveux, mais de comprendre le rôle de ces nerfs.

Il y a quelques semaines, nous avons fait un « contre-la-montre », comme certains diraient. C’était une course de 2000m sur une piste intérieure. La raison derrière cela était de supprimer toutes les distractions de course telles que les voyages, l’inscription, les étrangers dans notre course, les autres courses pendant la journée, les parents, les amis qui regardent, éviter une récupération trop longue en gardant la distance courte (pour la plupart) et se concentrer uniquement sur la performance. Nous avons constaté que les nerfs sont toujours là. Donc à partir de ce que nous pouvons voir, ce n’est pas une de ces choses extérieures qui nous rendent nerveux (ou au moins, même sans eux, il y a encore quelques nerfs). Nous pouvons voir plus clairement l’essence de notre peur. Nous pouvons apprendre à la connaître un peu mieux et nous espérons commencer à relever le défi. La peur est associée à la course. La compétition est l’occasion de réaliser les performances désirées. La possibilité de cette réalisation est tout simplement une expression de votre état ​​actuel d’une manière très spécifique. Ce n’est pas un jugement, ou une déclaration générale sur vous. C’est juste une façon de mettre tout ce que vous avez fait (la course, le saut, la conversation, le shopping) dans un petit espace dans le temps. Il y a beaucoup d’énergie derrière vous quand vous pensez à cette façon!

Ce n’est pas de fermer la question et dire : “Voyez, maintenant vous n’avez pas à être nerveux!” Au contraire, la prise de conscience du rôle des nerfs d’avant-course peuvent vous permettre d’éviter d’ajouter des couches de l’anxiété d’être anxieux («Je suis tellement nerveux, oh non, je ne serais pas, ce qui ne va pas avec moi»), mais à embrasser le sentiment (“Ces nerfs font partie du processus, cela signifie que je suis prêt à courir”).

Quand je demande à la plupart des coureurs à quoi est-ce qu’ils ont peur, il y a deux réponses: la peur de la douleur et de la peur de l’échec. Une fois que vous décidez que la douleur est une partie inévitable et importante de la course, vous pouvez voir la nervosité pas comme la peur de la douleur, mais de la préparation à la douleur. Il ne s’agit pas d’une interprétation facile à faire, mais si vous ne l’avez jamais envisagé, maintenant au moins vous avez cet outil.

Bien que la peur puisse être liée à la douleur que nous savons que nous allons sentir, certains des nerfs sont également connectés à nos attentes. C’est la peur de l’échec et c’est une tout autre discussion pour la semaine prochaine!